Un chemin spirituel pour bien vivre ce second confinement

« Loué sois-tu Seigneur pour notre mère la terre que tu as créée et que tu nous confies »

Thème pour cette 5ème semaine : Un appel à la cohérence : « tout est lié »

Défendre les espèces menacées, oui ! Mais sans oublier l’embryon humain. “L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complètement indifférent face à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire un autre être humain qui lui déplaît. Ceci met en péril le sens de la lutte pour l’environnement. (§ 93). Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié.” (§ 117)

Réflexion :
Le pape Francois avait raison de nous dire il y a 5 ans « tout est lié », la crise sanitaire du Covid que nous traversons aujourd’hui en est la preuve. Le message de l’encyclique est d’une brulante actualité. C’est donc un vivant appel à la cohérence qu’il nous faut entendre. Nos sociétés modernes marquées par la sur-consommation et les loisirs doivent tout d’un coup réapprendre la valeur de la vie, sa beauté mais aussi sa fragilité. Cette encyclique, nous a appris à avoir un regard « contemplatif » sur le monde qui nous entoure « Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous (§ 84) ». « En toute créature habite son Esprit vivifiant qui nous appelle à une relation avec lui » (§ 88). Mais justement « Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée (…) ». Ce don merveilleux reçu, ce cadeau confié par le Créateur est fragile. Si nous brisons l’harmonie, si nous ne respectons pas tous ces biens confiés, si nous ne nous soucions pas des générations futures, nous risquons vers une catastrophe irréversible Jamais dans l’histoire de la vie de l’homme nous n’avions connu une telle crise. Entendre le cri du pauvre, de l’embryon, de l’handicapé ou du vieillard, des ressources de la planète, de la nature ou du travailleur demande un changement d’attitude. Marie, l’Immaculée Conception, chef d’œuvre du Créateur manifeste bien la beauté et la valeur sacrée de la vie.Cette période de Noël nous rappelle à travers la pauvreté de la crèche, la fragilité du don de Dieu. Nous pouvons nous comporter soit comme Hérode qui n’a pas hésiter à faire exécuter tous les enfants de Bethléem par peur pour son pouvoir, sa royauté et pour garder son confort. Ou nous pouvons choisir l’attitude de Joseph qui pour protéger la Vierge Marie et l’enfant Jésus que le Seigneur lui a confié a dû fuir et vivre sobrement en exil. Hérode ou Joseph lequel des deux voulons nous suivre ?

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