Bienheureuse Pauline-Marie Jaricot 

Bienheureuse Pauline-Marie Jaricot (1799-1862) est une femme hors norme. Issue d’une famille aisée de soyeux lyonnais, elle connaît à 17 ans une conversion fulgurante. Elle consacre sa vie à Dieu par un voeu solennel dans la chapelle de la Vierge de Fourvière à Lyon. Elle entreprend de soulager les misères autour d’elle en multipliant les initiatives. Elle crée le Rosaire Vivant, une chaine de prière qui existe encore. Mais elle veut surtout répandre l’Évangile dans le monde entier en soutenant les missions. Pour cela, elle initie l’Oeuvre de la Propagation de la foi, à l’origine des Oeuvres Pontificales Missionnaires, dans laquelle chaque donateur ou donatrice doit en trouver 10 autres et devient par là même, un acteur du premier réseau social missionnaire !

« La mère des missions » vient de voir son premier miracle reconnu par l’Église. À la suite d’un prêche sur la vanité, elle abandonne ses bijoux, décide de se vêtir simplement comme les ouvrières et se met à visiter et servir les pauvres. Sa conversion la conduit, le jour de Noël 1816, à faire un voeu privé de chasteté à Fourvière. Informée de la situation critique des missions dans le monde, elle décide de contacter des missionnaires, de faire connaître leurs besoins, et de les porter par la prière et par l’aide matérielle. Ainsi organise-t-elle, à 19 ans, « la collecte du sou de la mission » auprès des ouvrières de son père.

Puis à vingt-sept ans, Pauline a une nouvelle intuition pour encourager la foi de ses contemporains… Le Rosaire Vivant regroupe ses membres par quinzaines, dans une communion spirituelle en disant chaque jour une dizaine de chapelet. C’est une approche renouvelée de la prière du chapelet, enracinée sur la méditation de l’Évangile, elle veut déjà contempler Jésus avec le regard de Marie.

Père Xavier