Merci Marie

A Lyon, on célèbre la Vierge Marie depuis 1643 très exactement, date à laquelle la mère du Christ a protégé la ville de la peste qui sévissait dans le Sud de la France. Cette fête a pris une autre dimension le 8 décembre 1852 lors de l’inauguration d’une statue de la Vierge à la chapelle de Fourvière. Ce jour-là, c’est le déluge. Spontanément, les Lyonnais installent les bougies prévues pour l’inauguration à leurs fenêtres. Et soudainement, le ciel se dégage. Les habitants se retrouvent alors dans les rues pour chanter des cantiques à la Vierge et crier « merci Marie ».
Depuis, tous les 8 décembre, à Lyon, la ville s’illumine. Mgr Olivier de Germay nous dit : « C’est un beau symbole, un symbole partagé par beaucoup de monde, pas seulement les chrétiens». Pour l’archevêque de Lyon : « La Vierge Marie est la demeure de Dieu, celle qui va accueillir Dieu. C’est grâce à Marie que Dieu reçoit cette humanité ». Célébrer l’Immaculée Conception c’est donc mettre la lumière au cœur de la nuit. « C’est également rappeler au fond ce à quoi nous sommes destinés. La Vierge Marie, c’est
l’humanité réussie. Elle est sainte et immaculée. Le 8 décembre, nous entendrons cette parole de Saint Paul qui dit que chacun d’entre nous a été destiné par Dieu pour être saint et immaculé dans l’amour. Marie nous rappelle notre vocation à la sainteté »
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« La Vierge Marie nous apporte une espérance. Elle nous montre qu’avec la grâce de Dieu, il est possible de réaliser ce à quoi nous aspirons le plus. On peut demander à la Vierge Marie des choses très concrètes, mais sa vocation c’est la maternité. Il faut se tourner vers Marie pour lui demander de réaliser notre vocation, et de tenir bon dans l’espérance. Elle nous apprend à rester debout »
Enfin Mgr de Germay nous rappelle que : « nous avons besoin d’une guérison spirituelle. Nous devons sortir de l’aveuglement d’une société individualiste, de consommation. Nous sommes dans une culture de l’indifférence. Les inégalités grandissent de plus en plus. C’est ça la vraie guérison dont nous avons besoin ».

Père Xavier