De quoi discutiez-vous donc?

L’évangile de ce dimanche nous propose un dialogue entre Jésus et deux disciples, Cléophas et son compagnon, qui font route vers un petit village Emmaüs. Ils ne comprennent pas ce qui vient de se passer, trois jours auparavant Jésus a été arrêté et mis à mort. Tout s’effondre pour eux, ils avaient choisi de le suivre, de mettre leur foi en lui. Ils sont complètement désabusés, perdus. Ils ne savent pas ce qu’ils vont devenir. Comme si le monde s’effondrait autour d’eux. Comme si désormais tout était fini.

C’est là que Jésus les rejoint, les écoute et marche avec eux. Il commence par prendre le temps de les écouter, de les laisser parler et dire leur découragement. Comme pour nous en ce temps d’épreuve, il est important que nous disions à Jésus nos difficultés, que nous lui présentions toutes les personnes que nous connaissons et qui souffrent ou se trouve dans des difficultés de santé ou familiales ou de travail.

Le chemin d’Emmaüs est le chemin de chaque chrétien, bien plus encore, de chaque homme. Jésus ressuscité se fait compagnon de voyage, pour rallumer dans nos cœurs, la chaleur de la foi et de l’espérance et rompre le pain de la vie. Tous, dans notre vie, avons eu des moments difficiles, sombres ; des moments au cours desquels nous marchons tristes, pensifs, sans horizons, avec uniquement un mur devant nous. Nous croyons que Jésus est toujours à nos côtés pour nous donner l’espérance, pour réchauffer notre cœur et dire : «Va de l’avant. Je suis avec toi. Va de l’avant».

Le secret de la route qui conduit à Emmaüs est entièrement là : même si les apparences semblent contraires, nous continuons à être aimés, et Jésus ne cessera jamais de nous aimer et de marcher à nos côtés, même dans les moments les plus douloureux. Jésus est toujours là, voilà notre conviction et notre espérance.
Laissons Jésus s’approcher de nous et marcher avec nous. Qu’allons-nous lui dire s’il nous pose la question : « De quoi discutiez-vous donc ? »